La fraise du paradis, un conte pour la Toussaint

La fraise du paradis © Téqui 2021

« Tous ces gens qui ne connaissent pas Jésus, est-ce qu’ils ne sont pas étonnés d’arriver au Ciel quand ils meurent ? » Telle est la question de la petite Louise qui s’inquiète pour monsieur Justin. Il vient de mourir. Que va-t-il lui arriver ?

Un joli conte illustré par Gaëlle de Crozé qui évoque avec délicatesse l’Au-delà et la communion des saints.

Pierre Téqui éditeur, 2021.

Une recension du Miroir du roi dans le magazine Actuailes

Valérie d’Aubigny signe cet excellent article sur Le miroir du roi et nous donne vraiment envie de le lire !!

Rencontres avec les anges

Discrets, mais fidèles, les anges nous sont donnés comme des conseillers, des compagnons, des protecteurs, à nos côtés jour et nuit pour veiller sur nous et nous guider.

Présents dans la Bible, dans la vie des saints, dans l’Eglise, nous verrons qu’ils sont également agissants dans notre monde, si nous prenons la peine de les remarquer.

Editions Artège, 2020.

Dieu parmi nous

« Jésus était assis au bord de la mer » © Odile Haumonté

« Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison et il était assis au bord de la mer. » (Matthieu 13, 1)

En lisant cette phrase toute simple dans la parabole du semeur, qui était l’évangile du dimanche 12 juillet, je suis frappée par ce qu’elle représente : Jésus, qui est Dieu, accomplit ce geste familier : il sort de la maison où, peut-être, les gens s’affairent, mangent, parlent, et vient s’asseoir au bord de la mer, comme certains le font en ce temps de vacances, sereins, recueillis ou simplement pensifs devant le doux mouvement du ressac qui les bercent.

Les hommes dans toutes les cultures et toutes les époques ont inventé des dieux qui se manifestent avec puissance et grandeur, des dieux vengeurs, des dieux jaloux, mais qui pouvait imaginer un Dieu sortant de la maison et venant s’asseoir au bord de l’eau, tranquillement ?

Je médite beaucoup en ce moment sur le mystère de l’Incarnation qui fait l’objet de mon prochain livre, et je m’en émerveille de plus en plus.

Dès la Genèse, on trouve cette notion de la proximité de Dieu avec sa Création : « Ils entendirent la voix du Seigneur Dieu qui se promenait dans le jardin à la brise du jour. » (Genèse 3, 8) Dieu crée l’univers et il s’y promène ; Dieu crée l’homme et il parle avec lui, veille sur lui, donne sa vie pour lui.

Quand j’y pense, je me sens remplie d’effroi, qui n’est pas la peur, mais la crainte de Dieu, un don du Saint-Esprit qui nous conduit à l’admiration et à la vénération. Dieu est si humble que nous pouvons facilement le laisser de côté, hors de nos journées, hors de notre vie ! Dieu est si proche, « plus intime à moi que moi-même » selon le mot de saint Augustin, que nous risquons de le confondre avec notre propre pensée, notre intuition, notre inconscient selon les écoles. Combien de fois reprochons-nous à Dieu de ne pas intervenir dans notre vie quand quelque chose va mal… mais l’avons-nous consulté pour telle décision, telle parole, tel geste ?

Mettons nos pas dans les pas de Jésus, lui qui est venu par amour fouler la poussière de nos chemins. Demandons-lui son regard pour voir comme lui le monde qu’il nous a confié, la magnificence des montagnes, la beauté d’une fleur des champs, la persévérance d’une plante potagère, la chatoyance des ailes d’un papillon. Demandons-lui ses oreilles pour entendre comme lui le chant de la nature, les mots d’amour et d’amitié, les cris de détresse, les rires qui niassent au milieu des épreuves. Demandons-lui ses mains pour accueillir comme lui l’enfant qui se jette dans nos bras, pour redresser la plante qui courbe la tête, pour soigner les plaies et les blessures, pour jeter un pont vers les solitudes.

Sortons de la maison, asseyons-nous et bénissons Dieu pour le monde devant nos yeux, ce monde qu’il est venu remplir de son amour et habiter de sa présence.

Belles vacances à chacun !

 

« Je veux fêter ce renouveau »

© 2013 Walt Disney Pictures - droits réservés

© 2013 Walt Disney Pictures – droits réservés

Encore !!! Et bonne année, et bonne santé, et meilleurs vœux, et gnia gnia gnia… c’est toujours la même chose ! Mes bonnes résolutions : alimenter ce blog plus souvent, être à jour dans mon repassage, faire du sport trois fois par semaine… les mêmes chaque année ! Je sais déjà que je ne les tiendrai pas, alors à quoi bon ? Jusqu’à la galette qui me trahit : je n’ai jamais la fève.

Oh la la, à la mi-janvier, je suis victime du Nouvel An blues, moi qui aime tant célébrer la fête de Noël, avec ses douces lumières éclairant l’hiver. C’est grave, docteur ?

Attention, c’est très contagieux, comme la morosité et la déprime ; il faut donc agir rapidement avec trois remèdes simples :

Savourer le présent

Pourquoi chercher sans cesse à comparer nos journées ou nos années avec celles d’autrefois ? « Le passé est passé », dit la reine Elsa avec bon sens. Nous avons vécu en 2013 un Noël exceptionnel ? Tant mieux, gardons-en précieusement le souvenir ébloui, mais cela ne rend pas les suivants moins beaux ou ratés.

« Je n’ai rien qu’aujourd’hui », nous dit une autre princesse, la petite Thérèse de Lisieux. Mon passé m’a construite à travers les bons et les moins bons moments, mais il est derrière moi ; mon avenir, je le rêve ou je l’appréhende, mais il ne sera pas comme je l’imagine ; seul le présent est réel, seul le présent m’appartient et c’est maintenant que je peux agir, rire, chanter, danser, aimer, partager, prier, vivre.

Seigneur, aide-moi à habiter le présent comme un pays où il fera bon vivre si je m’y installe vraiment, avec ceux que j’aime et dans ta grâce.

Cueillir les petites joies

Nos sociétés occidentales souffrent de sur-célébration. Le moindre événement doit être grandiose, démesuré, dans une surenchère perpétuelle. De nos jours, organiser un mariage ou fêter un diplôme est un challenge qui relève du parcours du combattant, et attention au détail oublié !

Si nous revenions à la simplicité et à la spontanéité ? Je ne dis pas qu’il ne faut rien prévoir et je déteste moi-même l’improvisation, mais est-ce que nous devons vraiment faire appel à une société d’événementiel pour célébrer les 20 ans de notre fille ? Un lieu sympa, un brain-storming de bonnes idées farfelues, une grande dose de fou-rires, une tireuse à bière dans une orgie de bonbons et une famille aimante, des amis fidèles, des copains rigolos… cela ne suffirait-il pas pour passer un moment inoubliable ?

La mode est au minimalisme, tant mieux. Ne passons pas à côté de ces petites joies qui sont à notre portée chaque jour et que nous ne voyons plus, obnubilés que nous sommes par la préparation d’une fête qui doit rester dans les mémoires.

Le bonheur est si simple, si discret, il se niche dans une promenade, dans une visite, dans une rencontre inattendue, dans un goûter improvisé, dans un échange sincère.

Seigneur, aide-moi à retrouver le goût des petites joies quotidiennes, à voir l’univers dans un brin d’herbe, à profiter de la présence de ceux que j’aime, à ponctuer mes journées de petits moments de prière, de cœur à cœur avec toi, pour mieux me recentrer en toi.

Dire merci

En boudant la galette, les illuminations trop kitsch et les bons vœux, est-ce que je ne me conduit pas en enfant gâtée, oublieuse de la chance que j’ai à bien des égards ? Une famille, un toit, un travail, la santé, des amis… Oh, il y a certainement un domaine qui se présente moins bien : j’ai perdu mon travail, j’ai un problème de santé, mon ado va mal. La vie n’est pas toujours rose, elle est même très dure pour certaines personnes de mon entourage. Les épreuves vont et viennent, on ne s’y attend jamais.

Et pourtant, je l’affirme : je peux dire MERCI. J’ai même mille et une raisons de dire merci, quelles que soient les galères que j’ai traversées, que je traverse ou que je traverserai.

Merci à la vie, merci pour l’air, l’eau, le vent. Merci à mes proches, à mes amis. Merci pour les arbres et les oiseaux, merci pour les fleurs et les couleurs, merci pour les chants et les voix.

Merci pour ce qu’il y a de bon et beau autour de moi. Merci pour la gentillesse du facteur, ce matin. Merci pour le sourire de cette petite fille que je croise. Merci pour le doux regard de mon chien fidèle. Merci pour le mail réconfortant de cette amie.

Merci à vous qui m’avez, sincèrement, amicalement, souhaité une belle année 2020.

Seigneur, merci pour ceux que j’aime, garde-les tout au long de cette année. Merci pour ton amour qui me renouvelle sans cesse et qui renouvelle toute chose en moi et autour de moi. Mon Dieu, tout au long de cette année, donne-moi la grâce de l’émerveillement.

Nos saints anges gardiens

Téqui 2019« La présence invisible de ces esprits bienheureux, explique Benoît XVI, nous est une grande aide, et d’un grand réconfort : ils marchent à côté de nous, ils nous protègent, en toute circonstance, ils nous défendent dans les dangers, et nous pouvons avoir recours à eux à tout moment. »

Les anges aujourd’hui sont à la mode, mais on oscille à leur égard entre la superstition et un romantisme déplacé. Ce petit ouvrage joliment illustré remet les choses en place en rappelant discrètement la position de l’Église, appuyée sur des exemples pris dans la vie des saints. Les prières permettront à l’enfant de nouer une relation personnelle avec son ange gardien.

Cet ouvrage de la collection « Les Petits Pâtres » rejoint Saint Michel, protégez la France et Les belles apparitions des anges pour familiariser l’enfant avec le monde des anges, cet « univers invisible » dont nous professons l’existence dans le Credo.

Nos saints anges gardiens, illustrations de Gaëlle de Crozé, collection « Les Petits Pâtres », est publié par Téqui, 2019.

Montre-moi la lumière !

© D.R.

Clive S. Lewis, l’auteur de Narnia, a raconté l’histoire de Robin, un garçon aveugle de naissance. Devenu adulte, il bénéficie d’une opération chirurgicale qui lui rend la vue. Il découvre le monde autour de lui, mais quelque chose lui manque.

– Montre-moi la lumière ! demande-t-il à sa femme.

– Mais elle est là, la lumière ; elle est partout.

– Non, montre-moi la lumière !

Sa femme prend une lampe de poche :

– Regarde, j’allume, j’éteins, j’allume, j’éteins, voici la lumière. Elle chasse la nuit, elle nous éclaire.

– Non, pas celle-là. La vraie lumière.

Robin ne sait pas expliquer ce qu’il ressent : il imaginait autre chose quand on lui parlait de lumière. Il est déçu.

La lumière, comme l’amour, n’existe que dans la rencontre : elle éclaire l’objet qu’elle touche, le fait sortir de l’ombre, l’amène au monde. L’amour n’existe qu’au contact de l’autre. On n’aime pas en théorie, on n’aime pas de façon abstraite : l’amour est une rencontre.

Imaginons deux suites possibles à l’histoire.

La première : Robin voit deux amoureux qui s’embrassent. Quand ils se séparent, en regardant leurs visages heureux tournés l’un vers l’autre, Robin s’écrie :

– Cette fois, je vois la lumière !

L’amour donne un sens à notre vie, nous justifie : nous comprenons que nous sommes là, ici et maintenant, pour ce moment d’amour reçu et donné. L’amour sincère, l’amour fidèle – en anglais, c’est le même mot : True Love – nous éclaire et nous réchauffe, il nous révèle à nous-mêmes. Combien d’hommes et de femmes ont été capables de réaliser des exploits pour leur bien-aimée, pour leur époux, pour leur enfant ? Des exemples me viennent à l’esprit en écrivant ces lignes : ma mère a mis entre parenthèses la carrière qu’elle aurait pu avoir pour que mon père puisse pleinement développer la sienne ; inversement, une amie a repris un travail après des années passées à la maison pour que la famille qui traversait des difficultés financières puisse retrouver une plus grande sécurité ; un homme parvient à renoncer à une addiction qui met son couple en danger ; des parents vont parcourir des kilomètres et passer des heures à l’hôpital pour faire soigner un de leurs enfants… Vous qui me lisez, avez-vous en tête une personne que l’amour de sa famille ou l’amour des autres fait rayonner ? Dans votre entourage, dans les médias, dans un film… Une Mère Teresa de Calcutta dont la silhouette voûtée se penche sur un mourant pour inonder d’amour ses derniers instants, ou qui serre contre son sari blanc et bleu un petit enfant malade… Un Jean Vanier qui a su redonner aux personnes handicapées une vraie dignité… Un Nelson Mandela qui a renoncé à sa juste vengeance pour construire l’unité et la paix dans son pays déchiré… Accueillez l’image qui vous vient et demandez-vous : quelle qualité ai-je envie d’acquérir pour ressembler à cette personne ?

La deuxième suite possible à cette histoire : Robin, désespéré, ne comprend pas ce qui lui manque jusqu’au jour où il aperçoit un homme en prière. Devant son visage serein et pacifié, il s’écrie :

– Cette fois, je vois la lumière !

Car il y a une rencontre qui nous dépasse. Il y a un amour qui nous renouvelle. Il y a une espérance qui nous justifie. « Par ta lumière, nous voyons la lumière », lisons-nous dans la Bible, au Psaume 35. Tous les désirs de notre cœur, ce sentiment de vide ou de manque qui nous habite parfois, sont la marque laissée en nous, comme en creux, de la présence de Dieu. Nous cherchons cette rencontre, nous cherchons cet amour. Voulez-vous savoir quel est le sens de votre vie ? Vous êtes choisi, attendu, aimé de toute éternité par un Dieu d’amour qui veut vous combler de joie. Reprenez doucement ces mots du Psaume 35 :

« Qu’il est précieux ton amour, ô mon Dieu !

À l’ombre de tes ailes, tu abrites les hommes.

En toi est la source de vie ;

par ta lumière, nous voyons la lumière. »

Invitez Dieu dans votre vie et vous verrez : comme un aveugle qui recouvre la vue, votre existence nouvelle va commencer.

La chambre de Marthe

Petite fille vive et joyeuse, Marthe Robin grandit dans une ferme avec sa famille.

À 16 ans, elle tombe gravement malade ; à 26 ans, elle est totalement paralysée et doit rester dans le noir.

Sa vie est-elle brisée ? Au contraire, sa mission commence : Marthe va recevoir des milliers de visiteurs pour les aider, les consoler, les conduire vers Jésus.

La chambre de Marthe devient alors un lieu de lumière, d’espérance et d’amour.

Illustrations d’Anne-Sophie Droulers, collection « Les Petits Pâtres »

Une recension du livre LES TROIS CERCLES D’OR dans le magazine Zélie !

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Sabine croise les bras et dit à son mari : « Je pars, Emmanuel ». Depuis un certain temps,

Un beau roman pour l'été !

Roman, EDB, 2019

il y a entre eux trop de tensions et de rancœurs accumulées. « Notre mariage est un échec », soupire-elle. D’ailleurs, c’est « un ami » qui vient la chercher.

Quelques jours plus tard, à quelques rues de là, Barbara fait elle aussi sa valise. Son mari vient encore de lui faire des reproches et elle a besoin de prendre du recul, et de retrouver les désirs enfouis qu’elle a mis de côté pour se fondre dans son rôle d’épouse et de mère parfaites.

Quelque temps plus tard, la fille de Sabine et le fils de Barbara – Virginie et Gaël –, lycéens, blessés par le drame familial, se rencontrent…

Ce roman, très agréable à lire et profondément enraciné dans notre époque, dépeint avec finesse la crise de couples où un déséquilibre s’est instauré, dont les deux conjoints sont en fait responsables.

Au fil des mois, chacun retrouve son soi profond, se remet en question, identifie ses désirs et ses besoins et renouvelle ses relations. Des histoires où la fidélité finit par s’enraciner dans une vraie liberté.

Élise Tablé, magazine Zélie, n° 43, été 2019

Les Trois Cercles d’Or, roman d’Odile Haumonté, EDB, 2019.