– LE MOT DU LUNDI – Dans les pas des saints montagnards

© Photo de l’auteur – 2026

Avoir la chance de passer des vacances en montagne, c’est s’émerveiller devant des paysages grandioses qui nous font relativiser nos problèmes ; c’est nous approcher de Dieu ; c’est mettre nos pas dans les pas des saints qui ont aimé et gravi les sommets de la sainteté et de la foi.
Parmi eux, bien sûr :

  • saint Bernard de Menthon qui crée des hospices pour venir en aide aux pèlerin égarés et fatigués ;
  • saint Pier Giorgio Frassati qui aime tant les montagnes et que l’on représente très souvent en tenue d’escalade, le piolet à la main.

Ce jeune étudiant italien (1901-1925) crée en 1924 la Compagnie des Types Louches parmi ses amis de la jeunesse dorée de Turin pour les galvaniser spirituellement, notamment grâce à la pratique de l’alpinisme. Un dimanche typique de la Société des Types Louches commence par la messe à l’aurore, puis c’est le départ pour une excursion en montagne. La joie, l’amitié, les partages fraternels excluent tout esprit de compétition ou de performance. Pier Giorgio le premier – lui le marcheur infatigable qui vise toujours plus loin, toujours plus haut – n’hésitera pas à raccourcir une course, prétextant sa propre fatigue, s’il voit que l’un des membres est en difficulté.

« Cette foi, que nous avons reçue au baptême, et qui nous a tenu compagnie dans nos belles randonnées en montagne, nous espérons qu’elle nous accompagnera jusqu’au dernier jour de notre voyage terrestre et nous serve de lien, par le moyen de la prière, à cimenter spirituellement tous les Types Louches dispersés à la surface de la terre. » (Lettre de Pier Giorgio, 11 août 1924)

La montagne a pour Pier Giorgio autant de charmes en hiver, avec le ski, qu’en été avec les belles randonnées et les longues escalades. En groupe, il est d’une extrême prudence : il écarte les pierres qui risquent de se détacher, il impose que l’on s’encorde dans les passages difficiles. Quand il remarque un camarade en difficulté, il simule la fatigue pour ralentir la montée ou proposer une halte. Il se charge du sac d’un ami qui n’en peut plus.

« Je désire plus que jamais escalader les montagnes, gagner les cimes les plus difficiles d’accès et éprouver cette joie pure qu’on a seulement en montagne », écrit Pier Giorgio le 13 août 1923.

Avant de partir en randonnée, il s’arrange toujours pour participer à la messe et recevoir la communion. Pour lui, la montagne est une leçon de spiritualité, elle exige les mêmes qualités que la vie de foi, par exemple l’humilité, le courage, la persévérance, l’attention aux autres. Il écrit le 14 septembre 1924 : « Il ne faut pas oublier que si les exercices physiques rendent notre corps plus robuste, il est indispensable que des principes moraux nous affinent et nous rendent l’esprit plus vaillant. »

Pour aller plus loin :

Deux lectures faciles et agréables qui nous entraînent vers les sommets de la foi et de la sainteté :
Saint Pier Giorgio Frassati, l’ange des pauvres
et Saint Bernard de Menthon, la citadelle des neiges.

© Photo de l’auteur – 2026

– LE MOT DU LUNDI – Les saints sur nos routes de vacances

Illustration de Clémence d’Ogny © Patapon – Pierre Téqui éditeur

Sainte Thérèse à Lisieux, saint Nicolas à Bari, saint Ambroise et saint Augustin à Milan, sainte Jeanne d’Arc à Domrémy ou à Orléans : les saints sont partout sur nos routes de vacances !

En découvrant leur lieu de vie (ou de mort), nous entrons dans leur intimité et nous recevons leurs confidences, chuchotées à notre oreille :

« Regarde-moi, j’ai menti, j’ai renié le Christ, j’ai persécuté, j’ai mené une vie de plaisirs… j’ai commis des erreurs et des bêtises, comme toi ! J’ai erré, cherché, désespéré, comme toi ! Et un jour, tout doucement ou d’un seul coup, la grâce de Dieu a changé ma vie. Jésus m’a ramené sur le droit chemin de la paix, de la joie et de la liberté. Je ne veux pas garder pour moi ce secret du bonheur : je le partage aujourd’hui avec toi ! »

Du Mont-Saint-Michel au Mont-Sainte-Odile, faisons ce petit détour spirituel au milieu d’un parcours touristique pour rencontrer en profondeur cette saint ou ce saint qui nous accueille aujourd’hui !

Un jeu à faire en famille dans le trajet du retour : demander à chacun ce qu’il a retenu de la vie de ce témoin, ce qui le frappe dans son chemin de sainteté, ce que ce saint a apporté au monde et à l’Église comme personne ne l’avait encore fait avant lui.

Notre route de vacances deviendra un chemin d’émerveillement devant la tendresse et la délicatesse de Dieu qui guide chaque saint (et nous avec !) selon sa grâce propre et pour une destinée unique.

« Le monde est un livre et ceux qui ne voyagent pas n’en lisent qu’une page » (Saint Augustin).

Quelques lectures d’été :
Drôles de saints, EdB, 2025. Il existe une version à écouter en voiture : Drôles de saints AUDIO !
Vivre aujourd’hui avec les saints, Salvator, 2022.
Et pour les enfants :
Ils ont dit oui à Jésus, Téqui, 2014.

Se préparer à la première communion comme Mère Yvonne-Aimée de Jésus

À l’occasion de sa première communion qu’elle a faite à neuf ans et demi, Yvonne-Aimée (surnommée Vonnette ou Monette) disait :

« Après avoir reçu Jésus Hostie, mon bonheur fut si grand que j’ai cru mourir. Je ne pouvais plus parler, je ne savais que dire à l’Hôte de mon cœur : “Je T’aime à en mourir, je T’aime avec toutes mes forces, toute mon âme, je T’appartiens totalement”. »

Qui mieux que cette sainte mystique dont la béatification approche, elle qui avait le don de reconnaître les hosties consacrées, pouvait accompagner les enfants dans cette préparation à recevoir l’Eucharistie ?

Tirées de ses écrits, de nombreuses anecdotes et citations la rendent plus proche des petits lecteurs.

Un joli livre pour aider les enfants à disposer leur cœur pour recevoir Jésus dans la communion.

Illustrations de Clémence d’Ogny

Publié par les éditions Pierre Téqui, Paris, 2025

Saint Nicolas, l’ami des enfants

Saint Nicolas est incontournable à la période de Noël. On le voit passer dans son vêtement rouge, accompagné d’un petit âne. Son visage orné d’une longue barbe blanche est doux et souriant, il est coiffé d’une mitre et tient à la main une crosse dorée, car il est évêque.

Sa vie est jalonnée de faits merveilleux. Peut-être ne sont-ils pas tous vrais ou peut-être ne se sont-ils pas déroulés exactement comme on les raconte, mais ils constituent la belle légende de saint Nicolas.

Entre folklore, vérité historique, spiritualité et ambiance de Noël, cet album est une mine d’informations et on y découvrira avec intérêt que saint Nicolas a inspiré le personnage du Père Noël, d’ailleurs appelé Santa Klaus aux États-Unis.

Illustrations de Laure Th. Chanal

Ce livre est publié aux éditions Téqui dans la collection « Les Petits Pâtres ».

Agnès de Nanteuil et Sophie Scholl – Les jeunes dans la Résistance

Agnès est française, Sophie est allemande. Elles n’ont pas encore fêté leurs 22 ans quand elles donnent leur vie pour leur pays et pour leur foi. Comme bien des jeunes chrétiens de leur époque, elles se sont engagées dans la lutte contre le nazisme : : Sophie Scholl dans le mouvement de « La Rose Blanche » ; Agnès de la Barre de Nanteuil en devenant agent de liaison dans la Résistance du Nord de la France.

Ce récit complété par de nombreux témoignages veut rendre un vibrant hommage à Agnès, Sophie et tous ces jeunes qui firent le choix de mourir pour leur foi et pour la liberté, de chaque côté de la frontière, avec l’espoir de construire un monde de paix et de fraternité.

EXTRAIT [Sophie Scholl] :

Dans le silence de la chambre, sa décision est prise : Sophie se rangera à ses côtés dans cette lutte qui, elle le sait bien, peut les conduire tous les deux à la mort.

Enfin, elle entend ses pas, s’élance à sa rencontre :

– Hans, regarde les tracts qui circulent à l’université ! Sais-tu d’où ils viennent ?

Le frère et la sœur se connaissent si bien que le jeune homme n’a pas besoin de répondre ; d’ailleurs, Sophie tient le recueil de Schiller dans l’autre main. Cependant, il tente d’esquiver la discussion :

– Non, Sophie, je ne te dirai rien. Je dois me taire pour ne mettre personne en danger.

– Hans, c’est trop compliqué pour un seul homme. Laisse-moi t’aider !

EXTRAIT [Agnès de Nanteuil] :

Sabine [la mère d’Agnès] met en place un réseau d’évasion des aviateurs français ou anglais pour leur permettre de regagner Londres. Les enfants sont impliqués dans cette action : qui se méfierait d’une jeune fille ou d’un adolescent ayant l’air d’attendre un voyageur dans le hall de la gare de Vannes ? Pourtant, quelle audace ! Il faut en effet passer devant les locaux de la Gestapo qui sont situés dans la même rue que l’appartement familial, rue Jeanne d’Arc : la famille de Nanteuil se trouve au numéro 35 et la Gestapo au numéro 43 ! Si leurs camarades s’étonnent un peu du nombre de « cousins », venus pour une nuit, que compte la famille, ils n’en disent rien.Grâce à sa bonne connaissance de la langue anglaise, Agnès peut communiquer avec les rescapés anglais, et des relations amicales se nouent entre les combattants et leurs sauveteurs. Après les avoir mis à l’abri à la campagne dans une ferme non loin du château de Runiac, leur ancienne demeure, Agnès et ses frères et sœurs les remettent ensuite entre les mains du réseau pour la suite du voyage. Une trentaine de fugitifs seront ainsi exfiltrés.

Agnès de Nanteuil et Sophie Scholl – Les jeunes dans la Résistance, collection « Les Sentinelles » n° 65, Téqui, septembre 2022.

BD : Père François, parlez-nous des saints !

Parues dans Magazine Patapon, retrouvez les aventures du père François et des enfants du caté tout au long de l’année liturgique, à l’école des saints : la première communion avec Thérèse de Lisieux, Carlo Acutis, Elisabeth de la Trinité ; l’échec scolaire avec Jean-Marie Vianney et saint Joseph de Cupertino ; la miséricorde avec sainte Faustine et saint Jean-Paul II ; la médisance, la colère, le courage, l’amour de l’Eglise… voici quelques-uns des thèmes abordés dans cette bande dessinée pleine d’humour et de sainteté !

Illustrations de Cécile Guinement.

Publié chez Pierre Téqui éditeur, 2021.

La chambre de Marthe

Petite fille vive et joyeuse, Marthe Robin grandit dans une ferme avec sa famille.

À 16 ans, elle tombe gravement malade ; à 26 ans, elle est totalement paralysée et doit rester dans le noir.

Sa vie est-elle brisée ? Au contraire, sa mission commence : Marthe va recevoir des milliers de visiteurs pour les aider, les consoler, les conduire vers Jésus.

La chambre de Marthe devient alors un lieu de lumière, d’espérance et d’amour.

Illustrations d’Anne-Sophie Droulers, collection « Les Petits Pâtres »

Anne Leflaive (1899-1987) – La renaissance de la consécration des vierges

Depuis sainte Geneviève, les vierges consacrées font monter vers Dieu, du cœur du monde, le don de leur vie offerte. Mais sait-on que cette consécration fut interdite par Rome de 1927 à 1970 et qu’Anne Leflaive fut l’humble ouvrière de cette renaissance ? La petite Thérèse comparait les religieuses à « Moïse sur la montagne » (Ex 17,9) ; les vierges consacrées dans le monde seraient alors comme Josué dans la plaine pour « collaborer magnifiquement au travail divin dans la société présente. » Lire la suite

Audrey (1983-1991) – Carmélite et missionnaire à huit ans

Une petite fille de huit ans est morte de leucémie. Fait divers pathétique, scandale ou message d’espérance ? Par sa vie et par sa foi, Audrey a témoigné de sa confiance dans les dernières paroles de notre Credo : « Je crois à la résurrection de la chair et à la vie éternelle. » Lire la suite

Robert Baden-Powell (1857-1978) – Be prepared ! « Toujours prêt ! »

Quand le général Baden-Powell rassemble en août 1907 vingt garçons de divers milieux pour un camp en plein air, il ignore qu’il vient de fonder le scoutisme. Ce mouvement rassemble aujourd’hui 28 millions de jeunes dans le monde… et 500 millions de personnes ont été scouts depuis 1907 ! Lire la suite