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A propos Odile Haumonté

Écrivain et journaliste, je travaille dans l'édition et la presse catholique depuis 2003.

– LE MOT DU LUNDI – Les joies de l’été

© Photo de l’auteur – 2026

Qu’est-ce qui rend l’été si magique ? Pourquoi cette saison est-elle exceptionnelle, devant l’automne et sa palette de couleurs, le printemps et ses promesses, l’hiver et la pureté de ses grands ciels bleus ?

Il y a bien sûr le temps des vacances, le lâcher prise, le repos du corps et de l’âme, les remises en question et les bonnes résolutions, les heures plus lentes pour savourer une sieste ou une discussion impromptue. Posée dans un transat, j’observe du coin de l’oeil le voisin qui taille sa haie ; inerte sur ma serviette, je vois l’homme d’affaires qui retrouve son coeur d’enfant pour la construction d’un château de sable : les masques sociaux tombent quand tout le monde est en maillot de bain ! En été, on ose faire ce que l’on ne se permet pas le reste de l’année, comme tenter une promenade à cheval ou accomplir son baptême de plongée.

Il y a également les souvenirs d’enfance, l’odeur du foin coupé ou des confitures de Grand-Maman, les couchers tardifs et l’observation des étoiles filantes. Mes parents nous apprenaient à chanter en canon ; et avec la petite fille de la ferme voisine, je découvrais qu’il faut nourrir les poules et le cochon tous les soirs. Nous pédalions en bande sur les routes de campagne et nos vélos brinquebalants semblaient pouvoir nous emmener au bout du monde. Mon frère et moi inventions des histoires pour que l’équeutage des haricots verts ou la cueillette des groseilles passent plus vite.

Nous pouvons tout enfermer dans nos téléphones, le dernier rayon du soleil et la première alouette, le bleu changeant de la mer et le cristal d’un torrent de montagne. Tout, sauf l’odeur du foin coupé et celle des confitures de Grand-Maman.

Une feuille jaune tombe à mes pieds et mes pensées dérivent vers la rentrée avec un serrement de coeur. Non, cet été non plus ne sera pas éternel…

Pour aller plus loin :

Lire Les petites joies de l’été, un joli livre qui invite les enfants à l’émerveillement, publié aux éditions Pierre Téqui et illustré par by.bm.

© Photo de l’auteur – 2026

– LE MOT DU LUNDI – Dans les pas des saints montagnards

© Photo de l’auteur – 2026

Avoir la chance de passer des vacances en montagne, c’est s’émerveiller devant des paysages grandioses qui nous font relativiser nos problèmes ; c’est nous approcher de Dieu ; c’est mettre nos pas dans les pas des saints qui ont aimé et gravi les sommets de la sainteté et de la foi.
Parmi eux, bien sûr :

  • saint Bernard de Menthon qui crée des hospices pour venir en aide aux pèlerin égarés et fatigués ;
  • saint Pier Giorgio Frassati qui aime tant les montagnes et que l’on représente très souvent en tenue d’escalade, le piolet à la main.

Ce jeune étudiant italien (1901-1925) crée en 1924 la Compagnie des Types Louches parmi ses amis de la jeunesse dorée de Turin pour les galvaniser spirituellement, notamment grâce à la pratique de l’alpinisme. Un dimanche typique de la Société des Types Louches commence par la messe à l’aurore, puis c’est le départ pour une excursion en montagne. La joie, l’amitié, les partages fraternels excluent tout esprit de compétition ou de performance. Pier Giorgio le premier – lui le marcheur infatigable qui vise toujours plus loin, toujours plus haut – n’hésitera pas à raccourcir une course, prétextant sa propre fatigue, s’il voit que l’un des membres est en difficulté.

« Cette foi, que nous avons reçue au baptême, et qui nous a tenu compagnie dans nos belles randonnées en montagne, nous espérons qu’elle nous accompagnera jusqu’au dernier jour de notre voyage terrestre et nous serve de lien, par le moyen de la prière, à cimenter spirituellement tous les Types Louches dispersés à la surface de la terre. » (Lettre de Pier Giorgio, 11 août 1924)

La montagne a pour Pier Giorgio autant de charmes en hiver, avec le ski, qu’en été avec les belles randonnées et les longues escalades. En groupe, il est d’une extrême prudence : il écarte les pierres qui risquent de se détacher, il impose que l’on s’encorde dans les passages difficiles. Quand il remarque un camarade en difficulté, il simule la fatigue pour ralentir la montée ou proposer une halte. Il se charge du sac d’un ami qui n’en peut plus.

« Je désire plus que jamais escalader les montagnes, gagner les cimes les plus difficiles d’accès et éprouver cette joie pure qu’on a seulement en montagne », écrit Pier Giorgio le 13 août 1923.

Avant de partir en randonnée, il s’arrange toujours pour participer à la messe et recevoir la communion. Pour lui, la montagne est une leçon de spiritualité, elle exige les mêmes qualités que la vie de foi, par exemple l’humilité, le courage, la persévérance, l’attention aux autres. Il écrit le 14 septembre 1924 : « Il ne faut pas oublier que si les exercices physiques rendent notre corps plus robuste, il est indispensable que des principes moraux nous affinent et nous rendent l’esprit plus vaillant. »

Pour aller plus loin :

Deux lectures faciles et agréables qui nous entraînent vers les sommets de la foi et de la sainteté :
Saint Pier Giorgio Frassati, l’ange des pauvres
et Saint Bernard de Menthon, la citadelle des neiges.

© Photo de l’auteur – 2026

– LE CONTE DU LUNDI – Là-haut sur la montagne

Illustration de Camille Patureau © Magazine Patapon

Quelle joie pour Tim et Lili de retrouver le chalet de vacances au milieu des sapins ! Ils vérifient si rien n’a changé : leur chambre sous le toit avec sa lucarne, la piscine creusée dans le ruisseau, si froide qu’ils en ont la respiration coupée quand ils trempent leurs pieds dedans. Ils rejoignent le banc d’où l’on a une si belle vue sur la vallée et poussent un cri désolé : là où il n’y avait que des rochers et des fleurs, ils découvrent un nouveau chalet.
– Il y a un voisin au-dessus de nous ! s’écrient-ils en accourant dans la grande pièce qui sent bon le feu de bois.
Leurs parents se tournent vers Oncle Franz pour en savoir plus.
– C’est vrai, dit-il, un inconnu a fait construire un chalet sur le terrain du vieux Pierre. Je l’appelle l’Ours car le jour où je l’ai croisé, il avait un capuchon rabattu sur la tête et il a répondu en grognant à mon « bonjour » amical.

Tim se met à raconter des histoires effrayantes sur l’Ours de la montagne.
– Arrête, Tim, se plaint Lili.
– Il va t’emporter !
Pour faire taire son frère, la petite fille s’élance à sa poursuite. Sans s’en rendre compte, courant et riant, les enfants se retrouvent sur un escarpement rocheux. Tim réalise le danger :
– Attention, Lili !
Trop tard, la fillette glisse et se tord la cheville.
– Aïe, aïe ! Tim, je ne peux plus marcher !

Le petit garçon essaie de soutenir sa sœur quand une ombre s’étend au-dessus d’eux. C’est l’Ours et ils ne peuvent pas s’enfuir ! Tim serre sa sœur contre lui et tous deux ferment les yeux, quand une voix douce leur dit :
– N’ayez pas peur, je vais vous ramener au chalet de votre oncle !
Ils ouvrent des yeux étonnés. Devant eux se tient un jeune homme qui leur sourit gentiment.
– Je suis désolé, dit-il, quand votre oncle m’a vu, j’avais la grippe, je tremblais de froid et j’avais perdu ma voix. Il a dû se demander pourquoi j’étais emmitouflé comme ça…
– … Et pourquoi vous grogniez, ajoute Tim.

Tous trois rient, et le jeune homme prend délicatement Lili dans ses bras tandis que Tim marche près de lui.
– Je m’appelle Éric et je suis le petit-fils du vieux Pierre. Je venais chez lui en vacances quand j’étais petit et j’ai toujours rêvé d’y construire un chalet.

Leurs parents et Oncle Franz sont surpris de les voir revenir avec le voisin.
– Nous étions partis à la chasse à l’ours, lance Tim joyeusement, et nous ramenons un ami !

Cette histoire est parue dans le magazine Patapon en juillet-août 2025.
Texte d’Odile Haumonté
Illustrations de Camille Patureau

Illustration de Camille Patureau © Magazine Patapon

– LE MOT DU LUNDI – Les saints sur nos routes de vacances

Illustration de Clémence d’Ogny © Patapon – Pierre Téqui éditeur

Sainte Thérèse à Lisieux, saint Nicolas à Bari, saint Ambroise et saint Augustin à Milan, sainte Jeanne d’Arc à Domrémy ou à Orléans : les saints sont partout sur nos routes de vacances !

En découvrant leur lieu de vie (ou de mort), nous entrons dans leur intimité et nous recevons leurs confidences, chuchotées à notre oreille :

« Regarde-moi, j’ai menti, j’ai renié le Christ, j’ai persécuté, j’ai mené une vie de plaisirs… j’ai commis des erreurs et des bêtises, comme toi ! J’ai erré, cherché, désespéré, comme toi ! Et un jour, tout doucement ou d’un seul coup, la grâce de Dieu a changé ma vie. Jésus m’a ramené sur le droit chemin de la paix, de la joie et de la liberté. Je ne veux pas garder pour moi ce secret du bonheur : je le partage aujourd’hui avec toi ! »

Du Mont-Saint-Michel au Mont-Sainte-Odile, faisons ce petit détour spirituel au milieu d’un parcours touristique pour rencontrer en profondeur cette saint ou ce saint qui nous accueille aujourd’hui !

Un jeu à faire en famille dans le trajet du retour : demander à chacun ce qu’il a retenu de la vie de ce témoin, ce qui le frappe dans son chemin de sainteté, ce que ce saint a apporté au monde et à l’Église comme personne ne l’avait encore fait avant lui.

Notre route de vacances deviendra un chemin d’émerveillement devant la tendresse et la délicatesse de Dieu qui guide chaque saint (et nous avec !) selon sa grâce propre et pour une destinée unique.

« Le monde est un livre et ceux qui ne voyagent pas n’en lisent qu’une page » (Saint Augustin).

Quelques lectures d’été :
Drôles de saints, EdB, 2025. Il existe une version à écouter en voiture : Drôles de saints AUDIO !
Vivre aujourd’hui avec les saints, Salvator, 2022.
Et pour les enfants :
Ils ont dit oui à Jésus, Téqui, 2014.

– LE MOT DU LUNDI – Découvrir les proverbes avec TOUT CE QUI BRILLE N’EST PAS D’OR

J’ai oublié certains de mes professeurs, mais je n’oublierai jamais ma meilleure amie du collège ! Nous nous invitions, nous répétions ensemble nos enchaînements de gymnastique (quelle horreur !) et nous parcourions la cour de récréation bras dessus bras dessous en nous confiant nos petits secrets et nos grandes aspirations.
Nous rêvons toutes que nos enfants, à leur tour, aient de bons amis qui leur seront fidèles, loyaux, d’heureuse influence et issus de familles qui partagent nos valeurs !
À travers cette petite histoire d’amitié, j’ai voulu montrer qu’il ne faut pas se fier aux apparences – souvent trompeuses – pour choisir nos amis. Cela peut être l’occasion d’en parler calmement avec nos enfants, en profitant des vacances qui nous coupent du quotidien : sont-ils sur un pied d’égalité avec leurs amis ? Peuvent-ils leur faire confiance ? Sont-ils assurés que leurs confidences ne seront pas répétées ? Doivent-ils « mériter » cette amitié?

Soutenue par les belles illustrations de by.bm, l’histoire de Marthe et d’Ombeline ouvrira le dialogue avec vos enfants et leur montrera que l’amitié se fonde sur la vérité, la confiance et la générosité.

L’EXTRAIT :

– Une nouvelle élève, si tard dans l’année ? s’étonne Maman.
– Qu’est-ce qu’elle a de spécial ? demande Baptiste.
Marthe lève les yeux avec un air admiratif.
– C’est une princesse !
– Comment ça, une princesse ? répète Baptiste.
– Pas une vraie, bien sûr, explique Marthe. Mais on dirait. Elle est teeeeellement belle ! Ça se voit qu’elle est très très riche, elle doit habiter dans un château. Elle a de beaux cheveux et une robe qui tourne quand elle marche. À la récréation, tout le monde est allé lui parler et Léopold lui a même laissé le ballon bleu !
Le soir, quand Maman vient l’embrasser et éteindre sa lampe, Marthe parle encore de la nouvelle élève.
– Tu crois qu’elle voudrait bien être mon amie ? J’aimerais teeeeellement qu’elle devienne mon amie.

Découvrir le livre : Tout ce qui brille n’est pas d’or, « Mes premiers proverbes », Téqui, 2024.

Les petites joies du Baptême

L’eau, la lumière, le signe de croix…

Un joli livre pour inviter les enfants à comprendre la célébration du baptême chrétien qui donne la vie des enfants de Dieu.

Une collection de petits livres à emporter à la messe.

Joliment illustré par by-bm

Les petites joies du Baptême, coll. « Les petites joies », Pierre Téqui éditeur, 2026. À partir de 3 ans.

Tous mes livres

Voici tous mes livres :

78. Les petites joies du Baptême, collection « Les petites joies », Téqui, 2026 : un joli livre pour suivre les grandes étapes de la célébration d’un baptême.

77. Le Noël de saint Nicolas, Première Partie, 2025 : un album à la fois instructif et spirituel sur les coutumes liées à la Saint-Nicolas.

76. Le train des cadeaux – Conte de Noël, Téqui, 2025 : un très bel album sur le premier Noël de paix en décembre 1945.

75. Les petites joies de l’automne, collection « Les petites joies », Téqui, 2025 : un mini livre joliment illustré pour raconter l’automne aux petits.

74. Les orphelins de Sainte-Rose, collection « Mes premiers romans », Téqui Poche Jeunesse, 2025 : un joli roman plein d’espérance, l’histoire de deux petits orphelins qui vont recevoir le plus beau des cadeaux.

73. Les petites joies de l’été, collection « Les petites joies », Téqui, 2025 : un mini livre joliment illustré pour raconter l’été aux petits.

72. Les petites joies du printemps, collection « Les petites joies », Téqui, 2025 : un mini livre joliment illustré pour expliquer le printemps aux petits.

71. Se préparer à la première communion comme Mère Yvonne-Aimée de Jésus, Téqui, 2025 : un joli livre illustré par Clémence d’Ogny pour aider les enfants à disposer leur cœur pour recevoir Jésus dans la communion.

70. Les mémoires d’un coq, collection « Les belles histoires de Patapon », Téqui, 2025 : symbole de la Résurrection et de la victoire de Pâques sur les ténèbres, le coq de nos clochers raconte ses mémoires.

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Les orphelins de Sainte-Rose, roman

Illustration de by.bm

À l’orphelinat de Sainte-Rose, Bérénice veille tendrement sur son petit frère Jojo. Tandis que la célébration de Noël approche, les deux enfants espèrent être invités dans une famille du village. Entre les préparatifs de la crèche vivante, les répétitions de la chorale et les douceurs de l’Avent, les petits orphelins vont découvrir que les plus beaux cadeaux sont parfois ceux que l’on n’attendait plus.

Une belle histoire riche en émotions et remplie d’espérance, à lire toute l’année ou à savourer en famille pendant les fêtes.

Ce roman destiné aux enfants à partir de 8 ans (mais qui peut être lu et savouré à tout âge !) est publié aux Editions Téqui dans la collection Téqui Poche Jeunesse, catégorie « Mes premiers romans ».

Le matin de Pâques

EXTRAIT du livre : Les mémoires d’un coq, illustrations de Gaëlle de Crozé.

Gaëlle de Crozé © Pierre Téqui éditeur

[Le coq de l’Évangile nous raconte le matin de Pâques]

Au commencement du troisième jour, je dors, la tête sous mon aile. Soudain, une lumière perce la nuit. Que se passe-t-il ? Cette lueur ne vient pas de l’orient… Pour la première fois de ma vie, je vois l’aube se lever de la terre et non du ciel !

Je me redresse instinctivement, jamais ma mission ne m’a semblé aussi belle : je chante à pleins poumons ce jour nouveau.

– Qui nous roulera la pierre ?

Trois femmes chuchotent craintivement en se hâtant vers l’endroit où Jésus a été déposé, mais la pierre ne ferme plus l’entrée du tombeau ! Et qui est ce jeune homme en vêtements blancs, tout nimbé de lumière ? Il dit aux femmes :

– Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié ? Il est ressuscité, il n’est pas ici.

Ressuscité ?! C’est donc cela, le secret d’amour de Jésus ? La mort n’est pas une fin, la mort est une porte qui ouvre sur la Vie éternelle.

Merci, mon Dieu ! Je vais désormais passer mon existence de coq à chanter la beauté de ce matin de Pâques où j’ai vu la Lumière du Christ chasser les ténèbres et l’ombre de la mort.

Jésus tombe sous le poids de la croix

EXTRAIT du livre : Le Chemin de Croix médité pour les enfants , illustrations de Laure Th. Chanal.

Laure Th. Chanal © Pierre Téqui éditeur

Troisième station

Jésus tombe pour la première fois

« Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur, Seigneur, écoute mon appel ! Que ton oreille se fasse attentive au cri de ma prière ! » (Psaume 129)

À son époque, la vie au Carmel n’était pas très dure ou, en tout cas, la religieuse Teresa de Jésus savait la rendre agréable, recevant ses amis au parloir pour des conversations qui ne concernaient pas souvent la foi. Un jour, au détour d’un couloir, elle tombe devant une image de Jésus souffrant sa Passion. Elle s’immobilise, saisie. Elle n’est plus la même, l’amour de Jésus vient de brûler son cœur ! Elle deviendra la réformatrice du Carmel. « Que rien ne te trouble, que rien ne t’effraie, celui qui a Dieu ne manque de rien. Dieu seul suffit. » Sainte Thérèse d’Avila, prie pour nous.

Est-ce qu’il m’arrive de me montrer gourmand ? Paresseux ? Par cette première chute, Jésus, tu viens effacer les péchés que je commets par mon corps et tu m’offres ton pardon. Je mets mon corps tout entier dans la lumière de ta miséricorde.

Jésus, par ta Passion et ta Résurrection, sauve-nous !