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A propos Odile Haumonté

Écrivain et journaliste, je travaille dans l'édition et la presse catholique depuis 2003.

– LE MOT DU LUNDI – La sagesse des dirigeants

Merci à Laure Th. Chanal pour son illustration de la colombe de la Paix.

Après deux Carêmes de pandémie, nous voici entrés dans un Carême de guerre. Nous nous sentons écrasés : quand pourrons-nous nous poser et reprendre souffle ? J’avais imaginé que, dans l’ambiance de fatigue et de lourdeur de ce début d’année, le Carême ouvrirait une parenthèse rafraîchissante où nous partirions en Église, d’un seul élan, « sur des prés d’herbe fraîche pour y refaire notre âme », comme nous le fait miroiter le Psaume 22 sous la houlette du Bon Berger.

La guerre est à nos portes en Ukraine, mais nous réalisons aussi qu’il n’y a jamais eu autant de pays en guerre dans le monde : le Mexique, la Colombie, le Nigeria, l’Éthiopie, le Soudan, l’Afghanistan, la Syrie, l’Irak, la République Démocratique du Congo, la Birmanie, Israël, la Palestine, le Liban, l’Inde… et j’en oublie.

Le premier tour de l’élection présentielle en France tombe le dimanche des Rameaux et de la Passion, et le deuxième tour pour la fête de la Divine Miséricorde. Cela nous incite à crier vers Dieu : « SOS, troupeau de brebis cherche bon berger qui ne soit pas un mercenaire fuyant dès que le loup montre ses crocs. »

La prière du roi Salomon pour obtenir la sagesse, que nous pouvons lire dans la Bible au chapitre 9 du Livre de la Sagesse, nous donne trois pistes de réflexion sur les qualités du dirigeant idéal.

Première qualité : l’esprit de service

Salomon pria ainsi : « Je suis ton serviteur, le fils de ta servante ». Le dirigeant idéal garde un esprit de service : il ne défend pas ses intérêts propres, il n’agit pas pour son propre bien, mais pour le bien de ceux qui lui sont confiés, que ce soit en famille, dans l’entreprise ou au niveau de l’État. Il ne cherchera pas la reconnaissance à tout prix ; parfois même, il se rendra impopulaire, comme un père qui gronde son enfant pour le remettre dans le droit chemin. Il se montrera fier et heureux de tout ce qui se fait de bon et de beau autour de lui.

Deuxième qualité : les valeurs

Salomon pria ainsi : « Tu m’as ordonné de bâtir un temple sur Ta montagne sainte ». Le dirigeant idéal ne s’appuie pas sur des opinions ou des sentiments, mais sur une base de solides valeurs morales et, encore mieux, spirituelles, s’accordant aux dix commandements, dans le respect de la justice et du droit.

Troisième qualité : la vision

Salomon pria ainsi : « Nous avons peine à nous représenter ce qui est sur terre […] et ce qui est dans les cieux, qui donc l’a découvert ? » Le dirigeant idéal voit plus loin, plus haut que lui. Il accepte le passé qui constitue l’histoire du pays à la tête duquel il a été placé, et il prépare l’avenir. Il sait vers quel but il veut conduire ceux qui lui sont confiés et il sait par quel chemin il faut passer.

Est-ce que ce portrait du dirigeant idéal est totalement utopique ? Il est difficile à atteindre, c’est vrai, mais nous pouvons prier pour que notre futur président et les dirigeants du monde entier s’en approchent le plus possible.

Redisons souvent ce passage sur les responsables des pouvoirs publics, dans la grande prière d’intercession du Vendredi saint : « Dieu éternel et tout-puissant, le cœur humain et les droits des peuples sont dans ta main ; regarde avec bienveillance ceux qui exercent le pouvoir sur nous ; que, par ta grâce, s’affermissent pour tous, partout sur la terre, la sécurité et la paix, la prospérité des nations et la liberté religieuse. Amen. »

* À écouter en podcast sur RCF Nancy Lorraine, émission « Un regard chrétien sur le monde », lundi 7 mars 2022

** Merci à Laure Th. Chanal de m’avoir permis d’utiliser son illustration « La colombe de la Paix ».

– LE MOT DU LUNDI – Lourdes, la pédagogie d’une Mère

Illiustration de © Laure Th. Chanal

Avec la fête de Notre-Dame de Lourdes le 11 février et la Sainte-Bernadette le 18 février, j’ai eu envie de réfléchir avec vous, chers amis internautes, sur la pédagogie de Marie à travers ses apparitions.

On recense des centaines d’apparitions de Marie dans le monde entier, mais l’Église dans sa prudence n’en retient actuellement que 18. Bien sûr, cela ne veut pas dire que les autres apparitions sont trompeuses ou mensongères ! De toute façon, ne soyons pas inquiets : là où Marie est priée avec foi, il y a forcément des fruits de conversion.

Mais pourquoi Marie est-elle venue nous parler à toutes les époques de l’Histoire alors qu’elle a si peu parlé dans les Évangiles ?

Si je prends pour exemple les apparitions de Lourdes, je peux en tirer trois points de réflexion.

Premier point : Marie nous rappelle le respect dû à chaque personne

En 1858, la petite Bernadette Soubirous est considérée avec mépris ou, au mieux, avec pitié. Elle vit avec sa famille dans un lieu appelé le Cachot, une ancienne prison transformée en un logement sombre et insalubre. Son père, un ancien meunier, a été acquitté d’une accusation de vol, mais à cause de cela, il ne trouve plus de travail. À 14 ans, Bernadette en fait à peine 10, elle est asthmatique, et, n’allant pas à l’école, elle ne sait ni lire ni écrire.

C’est cette pauvre fillette que Marie va choisir pour être la messagère de la plus importante de ses apparitions. Bernadette ne connaît que quelques mots de français ; or, Marie va lui parler en patois. Elle nous montre l’importance de nous adresser aux personnes avec un langage et une façon de parler qu’elles puissent comprendre, pour mieux les rejoindre. Dans la troisième apparition, Marie parle pour la première fois et elle le fait avec délicatesse et respect : « Voulez-vous avoir la grâce de venir ici pendant quinze jours ? » Elle nous rappelle ainsi que chaque personne, même la plus négligeable aux yeux des hommes, est précieuse devant Dieu.

Deuxième point : Marie nous rappelle l’importance de la foi pour mener une vie meilleure

Dans les lieux de ses apparitions, Marie demande toujours que l’on construise une chapelle ou que l’on vienne en pèlerinage pour prier. Elle insiste sur l’importance des sacrements et d’une vie de prière authentique afin d’entrer en relation avec Dieu. Elle nous invite aussi à faire pénitence, mais pénitence ne veut pas dire punition ! La pénitence est un retour à Dieu quand nous avons pris conscience que certaines habitudes nous tirent vers le bas au lieu de nous faire du bien et qu’il vaudrait mieux les abandonner. Marie veut ce qu’il y a de mieux pour chacun de ses enfants et elle nous donne des conseils, comme les font toutes les mamans.

Troisième point : Marie nous conduit à Jésus

Marie n’attire jamais l’attention sur elle, elle parle sans cesse de Dieu le Père ou de son Fils Jésus. Dans l’Évangile, nous la voyons retenir tous les événements de la vie de Jésus et les méditer dans son cœur. Aujourd’hui, elle veut nous parler de son Fils. Elle nous prend par la main pour nous conduire à Jésus. Comme à Bernadette, elle ne nous promet de nous rendre heureux selon l’esprit du monde, mais de nous donner le bonheur qui vient du Ciel.

Merci à Laure Th. Chanal pour son illustration de sainte Bernadette.

– LE MOT DU LUNDI – Évangéliser avec saint François de Sales

Illustrations de Jean-Marie Woehrel BD TOUT FAIRE PAR AMOUR ET RIEN PAR FORCE © Pierre Téqui éditeur

Nous fêtons aujourd’hui François de Sales, saint patron des écrivains et des journalistes, et docteur de l’Église. Quel étrange destin que celui de cet évêque de Genève qui n’a pas pu vivre dans son diocèse parce que Genève était alors tenue par les calvinistes !

Nous sommes en mars 1595 et François se trouve à Thonon. Il voudrait à la fois soutenir et encourager les quelques catholiques de la région qui subissent des brimades et des persécutions, et ramener dans l’Église les brebis perdues que sont à ses yeux les huguenots. Le dialogue est impossible, François se fait même attaquer à coups de poignards et s’en sort de justesse. Il réfléchit :

– Ceux qui ont peur de nous écouter, peut-être ne refuseront-ils pas de nous lire ?

Il se met alors à rédiger des feuillets où il rappelle les vérités de l’Église catholique. Ces feuillets, distribués en cachette dans les maisons, font beaucoup de bien, mais François s’épuise à les recopier à la main en plusieurs exemplaires.

– Seul, je n’y arriverai jamais, se dit-il. Il faut que je trouve un autre moyen. J’ai entendu dire qu’il existe une imprimerie à Chambéry.

Il s’y rend et commande l’impression de cent exemplaires. C’est ainsi qu’est né le premier journal catholique et même le premier périodique de l’histoire du monde, car François s’efforce de diffuser un feuillet chaque semaine. Au total, ce sont environ dix mille lettres qui furent ainsi imprimées et distribuées de nuit dans les maisons et les villages. Peu à peu, le dialogue s’instaure, les cœurs s’ouvrent.

Et nous, comment témoignons-nous de notre foi ? Sommes-nous suffisamment des ambassadeurs de l’Évangile ? Ce n’est pas toujours facile de parler de notre foi dans notre milieu professionnel, en famille, avec nos amis. Pourtant, quand on a découvert un bon restaurant, on a envie de partager cette adresse avec nos proches. Et nous garderions pour nous la joie de la foi, la force du Pain de Vie, la puissance consolatrice de l’espérance chrétienne, sans les partager avec ceux que nous côtoyons ?

François de Sales prononça un discours pour la reconquête de Genève. « Il faut, disait-il, renverser les murs de Genève par des prières ardentes, et livrer l’assaut par la charité fraternelle. […] Tout cède à la charité ; […] et à celui qui aime, rien n’est difficile. »

Sa méthode est donc simple : prier quand nous ne pouvons rien faire d’autre et, lorsque nous pouvons agir, le faire avec beaucoup d’amour.

La meilleure façon d’évangéliser est d’être là pour les personnes qui ont besoin de nous, dans les moments de détresse, dans les jours d’épreuve, pour offrir notre présence et, peut-être, une parole d’espérance et de foi.

Il ne s’agit pas d’en faire trop, au risque de lasser nos interlocuteurs, mais de donner à bon escient un témoignage de foi qui peut changer la vie de la personne se trouvant en face de nous.

En fêtant saint François de Sales ce 24 janvier, demandons-nous de nous inspirer le mot juste, le geste juste ou même le silence par lesquels nous pourrons apporter le Christ à ceux qui nous entourent.

D’après ma chronique « Un regard chrétien sur le monde » à écouter sur RCF LORRAINE NANCY :

https://rcf.fr/actualite/un-regard-chretien-sur-le-monde?episode=192160

– LE MOT DU LUNDI – Il était une crèche…

Illustration de © Laure Th. Chanal Illustrations

Nous approchons déjà du troisième dimanche de l’Avent, les rues sont illuminées, nos maisons sont décorées. Comme vous sans doute, au début de l’Avent, j’ai descendu du grenier le carton contenant la crèche. Pour l’instant, la mangeoire est vide, l’Enfant Jésus est bien caché et les santons tournent le dos à l’étable, petit peuple qui vaque à ses occupations sans savoir qu’un événement extraordinaire se prépare dans le secret. Je sais bien que Joseph et Marie avec leur petit âne ne sont pas encore arrivés à Bethléem, mais je les place quand même dans la crèche. Je regarde tous les personnages avec tendresse et émotion. Quelle chance nous avons de pouvoir installer une crèche dans nos maisons !

Comme nous le disait le pape François en décembre 2019 dans sa lettre apostolique sur la signification et la valeur de la crèche, « le merveilleux signe de la crèche, si chère au peuple chrétien, suscite toujours stupeur et émerveillement. […] La crèche, en effet, est comme un Évangile vivant. »

Et il ajoute : « Du berger au forgeron, du boulanger au musicien, de la femme qui porte une cruche d’eau aux enfants qui jouent… : tout cela représente la sainteté au quotidien, la joie d’accomplir les choses de la vie courante d’une manière extraordinaire, lorsque Jésus partage sa vie divine avec nous. »

Je regarde le berger entouré de ses moutons, le meunier qui porte son sac de farine, la lavandière à genoux, le musicien avec sa guitare, le ravi qui lève les bras en signe de joie, le vieux curé en soutane, la marchande de poissons, la femme à l’ombrelle si élégante. Je contemple leur vie toute simple, faite de joies et d’épreuves, tissée de courage, de persévérance, d’amitié. Et je pense que Dieu regardait ainsi le monde qu’il avait créé avant de se dire : « Allons-y ! Devenons l’un d’entre eux et allons partager cette existence humble et laborieuse. » Mais quelle idée, mon Dieu, quelle folie d’amour ! Comme tu nous aimes pour venir nous rejoindre dans notre quotidien, dans notre vie de famille, dans notre travail de tous les jours, dans nos nuits chargées d’angoisses, dans la fatigue, dans la souffrance, dans la joie d’une rencontre, dans la convivialité d’un repas, dans l’innocence d’un rire d’enfant ! Il était une fois l’humanité, et Dieu a voulu la découvrir de l’intérieur. Vous connaissez peut-être l’émission « Patron incognito » où un patron se mêle à ses employés pour savoir ce qu’ils vivent ; Noël, c’est Dieu qui vient incognito dans notre monde, dans notre histoire, dans notre cœur.

Chers internautes, dans notre marche vers Noël, prenons le temps de bien arranger notre crèche, cet « Évangile vivant » qui témoigne du plus grand amour. Devenons à notre tour, avec les bergers, les témoins de l’Évangile, comme nous y invite le pape François dans sa lettre :

« En regardant la scène de la crèche, nous sommes appelés à réfléchir sur la responsabilité de tout chrétien à être évangélisateur. Chacun de nous devient porteur de la Bonne Nouvelle pour ceux qu’il rencontre. »

Chronique « Un regard chrétien sur le monde » à écouter sur RCF LORRAINE NANCY :

https://rcf.fr/actualite/un-regard-chretien-sur-le-monde?episode=183479

BD : Père François, parlez-nous des saints !

Parues dans Magazine Patapon, retrouvez les aventures du père François et des enfants du caté tout au long de l’année liturgique, à l’école des saints : la première communion avec Thérèse de Lisieux, Carlo Acutis, Elisabeth de la Trinité ; l’échec scolaire avec Jean-Marie Vianney et saint Joseph de Cupertino ; la miséricorde avec sainte Faustine et saint Jean-Paul II ; la médisance, la colère, le courage, l’amour de l’Eglise… voici quelques-uns des thèmes abordés dans cette bande dessinée pleine d’humour et de sainteté !

Illustrations de Cécile Guinement.

Publié chez Pierre Téqui éditeur, 2021.

N comme Noël, Histoire – Sens – Traditions

Nous avons tous un rapport très spécial à Noël : fête de famille, souvenirs, d’enfance, course aux cadeaux, nostalgie, solitude, parfums de cannelle et de pains d’épices, confection de petits sablés… Mais n’avons-nous pas perdu le vrai sens de Noël qui est la Naissance du Fils de Dieu, le mystère de l’Incarnation, un merveilleux cadeau de Dieu à l’humanité.

Ce livre veut répondre aux interrogations sur Noël, que ce soit dans le domaine folklorique, liturgique, gastronomique et spirituel, afin de nous aider à mieux préparer nos maisons et surtout nos coeurs pour la grande fête de la Nativité.

Publié aux Éditions des Béatitudes, octobre 2021.

La fraise du paradis, un conte pour la Toussaint

La fraise du paradis © Téqui 2021

« Tous ces gens qui ne connaissent pas Jésus, est-ce qu’ils ne sont pas étonnés d’arriver au Ciel quand ils meurent ? » Telle est la question de la petite Louise qui s’inquiète pour monsieur Justin. Il vient de mourir. Que va-t-il lui arriver ?

Un joli conte illustré par Gaëlle de Crozé qui évoque avec délicatesse l’Au-delà et la communion des saints.

Pierre Téqui éditeur, 2021.

Une recension du Miroir du roi dans le magazine Actuailes

Valérie d’Aubigny signe cet excellent article sur Le miroir du roi et nous donne vraiment envie de le lire !!

Rencontres avec les anges

Discrets, mais fidèles, les anges nous sont donnés comme des conseillers, des compagnons, des protecteurs, à nos côtés jour et nuit pour veiller sur nous et nous guider.

Présents dans la Bible, dans la vie des saints, dans l’Eglise, nous verrons qu’ils sont également agissants dans notre monde, si nous prenons la peine de les remarquer.

Editions Artège, 2020.

Dieu parmi nous

« Jésus était assis au bord de la mer » © Odile Haumonté

« Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison et il était assis au bord de la mer. » (Matthieu 13, 1)

En lisant cette phrase toute simple dans la parabole du semeur, qui était l’évangile du dimanche 12 juillet, je suis frappée par ce qu’elle représente : Jésus, qui est Dieu, accomplit ce geste familier : il sort de la maison où, peut-être, les gens s’affairent, mangent, parlent, et vient s’asseoir au bord de la mer, comme certains le font en ce temps de vacances, sereins, recueillis ou simplement pensifs devant le doux mouvement du ressac qui les bercent.

Les hommes dans toutes les cultures et toutes les époques ont inventé des dieux qui se manifestent avec puissance et grandeur, des dieux vengeurs, des dieux jaloux, mais qui pouvait imaginer un Dieu sortant de la maison et venant s’asseoir au bord de l’eau, tranquillement ?

Je médite beaucoup en ce moment sur le mystère de l’Incarnation qui fait l’objet de mon prochain livre, et je m’en émerveille de plus en plus.

Dès la Genèse, on trouve cette notion de la proximité de Dieu avec sa Création : « Ils entendirent la voix du Seigneur Dieu qui se promenait dans le jardin à la brise du jour. » (Genèse 3, 8) Dieu crée l’univers et il s’y promène ; Dieu crée l’homme et il parle avec lui, veille sur lui, donne sa vie pour lui.

Quand j’y pense, je me sens remplie d’effroi, qui n’est pas la peur, mais la crainte de Dieu, un don du Saint-Esprit qui nous conduit à l’admiration et à la vénération. Dieu est si humble que nous pouvons facilement le laisser de côté, hors de nos journées, hors de notre vie ! Dieu est si proche, « plus intime à moi que moi-même » selon le mot de saint Augustin, que nous risquons de le confondre avec notre propre pensée, notre intuition, notre inconscient selon les écoles. Combien de fois reprochons-nous à Dieu de ne pas intervenir dans notre vie quand quelque chose va mal… mais l’avons-nous consulté pour telle décision, telle parole, tel geste ?

Mettons nos pas dans les pas de Jésus, lui qui est venu par amour fouler la poussière de nos chemins. Demandons-lui son regard pour voir comme lui le monde qu’il nous a confié, la magnificence des montagnes, la beauté d’une fleur des champs, la persévérance d’une plante potagère, la chatoyance des ailes d’un papillon. Demandons-lui ses oreilles pour entendre comme lui le chant de la nature, les mots d’amour et d’amitié, les cris de détresse, les rires qui niassent au milieu des épreuves. Demandons-lui ses mains pour accueillir comme lui l’enfant qui se jette dans nos bras, pour redresser la plante qui courbe la tête, pour soigner les plaies et les blessures, pour jeter un pont vers les solitudes.

Sortons de la maison, asseyons-nous et bénissons Dieu pour le monde devant nos yeux, ce monde qu’il est venu remplir de son amour et habiter de sa présence.

Belles vacances à chacun !