Nous fêtons aujourd’hui saint Irénée de Lyon dont on peut dire qu’il est le saint patron de votre radio préférée RCF, qui fut fondée en 1982 par l’archevêque de Lyon. Depuis plus de 40 ans, au fil de ses différents slogans, RCF nous invite à aller à l’essentiel, à poser un regard chrétien sur le monde qui nous entoure, à partager la joie qui habite nos cœurs.
Si nous lisons les textes de ce jour, la première lecture tirée du livre de la Genèse nous montre Abraham à qui Dieu dit : « Compte les étoiles, si tu le peux, telle sera ta descendance. » Cela me donne l’opportunité de réfléchir avec vous sur les promesses de Dieu.
Première question que nous pouvons nous poser : Pourquoi les étoiles ?
Lointaines et mystérieuses tout autant qu’innombrables, les étoiles ont, de tout temps, fasciné l’humanité. Sont-elles des points dessinés sur la voûte des cieux ou, au contraire, des trous dans une toile derrière laquelle brillerait un immense soleil ? Contiennent-elles les secrets de notre destinée ? Ou, selon le triste regard de convoitise de l’homme d’aujourd’hui, cachent-elles des ressources dont nous pourrions nous emparer ?
Dans la Bible comme sur la mer, les étoiles nous guident, elles nous montrent le bon chemin, le chemin qui conduit vers Dieu. Elles nous invitent à nous décentrer de nous-mêmes pour lever la tête et chercher Dieu dans ce qui nous dépasse.
« Compte les étoiles », nous dit le Seigneur, c’est-à-dire contemplons la majesté, l’infini, le mystère. Ouvrons les yeux de notre cœur pour nous laisser surprendre.
Deuxième question : Pourquoi Dieu précise-t-il « Si tu le peux » ?
En entendant ces mots, Abraham sait bien qu’il ne peut pas établir un catalogue de ce foisonnement d’étoiles qui brillent au-dessus de lui, surtout lorsqu’on regarde vers la Voie Lactée. Dieu veut-il l’écraser ou le décourager par ces mots ? Reprend-il d’une main ce qu’il accorde de l’autre, en disant : je te donnerai une descendance si tu arrives à compter toutes les étoiles du ciel ? Non, Dieu ne nous veut pas abattus ou découragés, Dieu nous veut confiants et pleins d’espérance. Il nous invite à l’émerveillement : tant d’étoiles dans le ciel, et pourtant Dieu m’aime, moi, l’infiniment petit au regard de l’Univers, mais précieux et unique à ses yeux.
Abraham s’est impatienté parce que son plus grand désir n’avait pas été exaucé et qu’il s’en allait sans descendance. Nous aussi, nous nous sentons impatients, ou déçus, ou découragés quand Dieu semble tarder à tenir ses promesses. Avons-nous pris le temps de lever les yeux et de compter les étoiles ? Avons-nous compté les bienfaits de Dieu dans notre vie ? Avons-nous compté les merveilles que fit pour nous le Seigneur tout au long de notre vie jusqu’à maintenant ?
L’évangile du jour nous apprend que c’est à leurs fruits que nous reconnaîtrons les prophètes. Saint Irénée de Lyon fut le disciple de saint Polycarpe qui lui-même fut le disciple de l’apôtre saint Jean. C’est en nous inscrivant dans cette lignée de témoins que nous pourrons, à notre tour, porter du fruit, un fruit qui demeure.
« Ainsi, nous dit saint Paul, vous serez irréprochables et purs, vous qui êtes des enfants de Dieu sans tache au milieu d’une génération […] où vous brillez comme les astres dans l’univers » (Philippiens 2, 13).
Je vous souhaite un bel été, les yeux levés vers le Ciel !
Pour écouter cet article :
* À écouter en podcast sur RCF Lorraine Nancy, émission « Un regard chrétien sur le monde », à partir du mercredi 28 juin 2023.
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