Dans le silence de la nuit
« Silent night, holy night… Alles schläft, einsam wart… Dans l’étable, aucun bruit… » Les grands événements ne s’accompagnent pas toujours de grands discours. C’est le cas de la naissance de Jésus, au creux de la nuit, en plein hiver. « Cette nuit avait été connue d’avance par nos Pères […]. Un silence paisible enveloppait toute chose[1]. »
Comme un époux fait taire sa bien-aimée qui s’étourdit de paroles, Dieu fait taire son Peuple pour lui révéler son secret d’amour : « Écoute, Israël, le Seigneur ton Dieu est l’unique Seigneur[1]. »
Le silence nous fait-il si peur, que nous ayons besoin de le remplir de façon ininterrompue par des écrans, des musiques, des paroles ? Même pour courir dans la campagne, il nous faut des écouteurs dans les oreilles et une transfusion de sons… mais que craignons-nous ? Le tête-à-tête avec nous-mêmes, avec nos pensées, avec nos rêves ou nos désirs ne doit pas nous effrayer, et le tête-à-tête avec Dieu encore moins !
Alors, enlevez vos oreillettes et écoutez. Quoi ? Rien. Le silence.
Tandis que s’achève ce Calendrier de l’Avent, prenez le temps d’accueillir le silence dans votre cœur et faites-y résonner un aspect de Noël qui vous a particulièrement touché. Accordez-vous quelques instants pour arranger au fond de vous une petite crèche où Jésus viendra reposer. Ce sera votre secret !
[1] Livre de la Sagesse 18, 6.14.
[1] Livre du Deutéronome 6, 4.
Pour aller plus loin :
Odile Haumonté, N comme Noël – Histoire, sens, tradition, EdB, 2021.
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