Les rois mages
Ils n’étaient ni rois ni mages, dit-on souvent avec un brin de provocation.
Dans la Bible, le terme de mages désigne soit les membres de la caste sacerdotale perse, soit des magiciens[1]. L’importance de l’étoile va confirmer la première hypothèse : peut-être viennent-ils de la ville de Babylone qui fut un centre important d’astronomie, nous en avons la preuve par des découvertes archéologiques de tablettes couvertes de calculs astronomiques.
Ces hommes sont donc des astronomes, des scientifiques, ce qui inclut, à leur époque où tout est très lié, qu’ils sont aussi des philosophes : ils cherchent un sens, une vérité, une sagesse, ils cherchent le vrai Dieu.
Plus tard, pour montrer l’universalité de la foi – c’est l’humanité tout entière qui se rend à la Crèche –, on les a fait venir des trois continents connus : l’Afrique, l’Asie et l’Europe. On verra aussi en ces trois personnages les trois âges de la vie : l’un est jeune, l’autre est dans l’âge mûr, le troisième représente la vieillesse. « Les Mages nous enseignent qu’on peut partir de très loin pour rejoindre le Christ[1]. »
Dans l’Église d’Orient où elle est nommée Théophanie, l’Épiphanie est une grande fête qui surpasse même Noël car, à travers l’adoration des mages, on voit dans cet épisode la « manifestation » (c’est le sens du mot épipháneia en grec) de Dieu au monde.
[1] Le lecteur peut retrouver cette démonstration dans le livre de Benoît XVI, L’enfance de Jésus, ch. 4, § 2 « Qui étaient les mages », op.cit.
[1] Pape François, Lettre apostolique Admirabile signum, « Un signe merveilleux », 1er décembre 2019, § 9.
Pour aller plus loin :
Odile Haumonté, N comme Noël – Histoire, sens, tradition, EdB, 2021.
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