EN AVENT – Jour 16 –

Les cadeaux

La course aux cadeaux ! Comment en est-on arrivé là ? se demandent parfois les parents débordés. C’était si simple, au début : une boîte de cubes, un bateau pirate, la voiture de Barbie (vraie ou fausse). Puis c’est passé au jeu vidéo à 70 euros, au dernier smartphone, à l’ordinateur… Est-ce que nous n’avons pas l’impression d’avoir perdu le vrai sens de Noël ? Et l’envie de revenir à une fête plus sobre et plus authentique ?

Finalement, comme l’avait fait remarquer un jour une de mes filles, le seul qui devrait recevoir des cadeaux en ce jour, c’est Jésus dont on fête l’anniversaire !

Cette tradition date vraisemblablement du XVIIe siècle et trouve son origine dans les cadeaux que les rois mages apportent à Jésus, mais, dans l’Antiquité romaine, il existait déjà une coutume d’offrir des étrennes au solstice d’hiver, pour les fêtes des Saturnales, généralement de la part des maîtres à leurs ouvriers et à leurs serviteurs.

Aujourd’hui, il y a un consensus pour recevoir les cadeaux du Père Noël ou de l’Enfant Jésus (das Christkind en Allemagne, el Nino Dios en Amérique latine), soit le 24 décembre au soir, soit le 25 décembre au matin, mais il n’en a pas toujours été ainsi :

– en Lorraine, en Alsace, en Allemagne, c’était saint Nicolas qui apportait des cadeaux aux enfants le 6 décembre, à condition qu’ils aient été bien sages ;

– en Italie, les enfants recevaient des cadeaux à l’occasion de la Sainte-Lucie, le 13 décembre ;

– en France, les enfants recevaient leurs étrennes le 1er janvier ; le Nouvel An était l’occasion d’une tournée matinale pour aller rendre visite aux grands-parents, oncles et tantes, afin de présenter les bons vœux et de recevoir en échange des chocolats ou une somme d’argent ;

– en Espagne comme dans les pays de l’Est, les cadeaux étaient échangés le 6 janvier, à l’occasion de l’Épiphanie ou fête des rois.

C’est au milieu du XIXe siècle que la fête de Noël est récupérée par les commerces pour devenir peu à peu l’occasion d’un échange généralisé de présents, toutes générations confondues.

Pour aller plus loin :

Odile Haumonté, N comme Noël – Histoire, sens, tradition, EdB, 2021.

Crédits photo © Pixabay

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