Le Calendrier de l’Avent
On en trouve à l’effigie de La reine des neiges ou même proposés par des parfumeurs. Pourtant, avant de devenir un objet commercial rempli de cadeaux, de chocolats, de thé, de bières… le calendrier de l’Avent avait vocation à aider les enfants à attendre Noël de manière à la fois pédagogique et spirituelle : cases à colorier en suivant le temps liturgique, éléments à ajouter dans la crèche, prières ou bonnes résolutions… Mais, pour manger des chocolats, on attendait Noël.
Cette tradition remonte à 1908 lorsqu’un éditeur allemand eut l’idée de commercialiser des images pieuses à mettre sur un décor en carton du 1er au 25 décembre. En 1920, les petites fenêtres à ouvrir apparaissent. C’est en 1958 qu’on y met des chocolats.La patience qu’il faut pour ouvrir une fenêtre par jour sans tricher (qui a déjà vidé son calendrier dès le 2 décembre ?) nous rappelle que l’Avent est le temps de l’attente et du désir.
Savoir attendre… C’est l’attente de Marie qui a senti son enfant grandir en elle pendant neuf mois. C’est l’attente du peuple d’Israël qui aspire au salut. C’est l’attente de toute la Création qui veut retrouver la pleine communion avec son Créateur. C’est l’attente de toute l’humanité qui cherche un sens, qui tâtonne dans les ténèbres en quête de la lumière, qui veut rencontrer l’amour que son cœur appelle désespérément.
Savoir attendre… Quand on attend, c’est que quelqu’un doit arriver. C’est un avant-goût du bonheur.
Pour aller plus loin :
Odile Haumonté, N comme Noël – Histoire, sens, tradition, EdB, 2021.
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