L’Avent
L’Avent est la période qui précède Noël, fêté le 25 décembre. Sa durée peut être variable, contrairement au Carême qui est toujours de quarante jours.
L’Avent compte forcément quatre dimanches, donc il est le plus court quand le 25 décembre tombe un lundi : en effet, on fête alors, le samedi soir et le dimanche matin, le quatrième dimanche de l’Avent, puis, le soir même, c’est la veillée de Noël. L’Avent est le plus long quand le 25 décembre tombe un dimanche (ce qui est le cas en 2022), car il y a alors une semaine entière entre le quatrième dimanche de l’Avent et Noël, ce qui n’arrive pas quand Noël tombe un mercredi (2024) ou un vendredi (2026).
L’Avent marque le début d’une nouvelle année liturgique. Il commence au plus tôt le 27 novembre et au plus tard le 3 décembre ; il se termine toujours le 24 décembre avec la veillée de Noël.
Le mot Avent ne vient pas du mot « avant [Noël] » mal orthographié, mais du mot latin adventus, qui signifie « avènement, ce qui doit venir, ce qui arrive ». L’Avent est le temps de l’attente : l’attente de Noël, mais surtout l’attente de l’avènement du Christ à la fin des temps. Comme nous le proclamons à chaque messe : « Nous attendons ta venue dans la gloire[1]. »
Un temps de conversion
Les religieux appellent ce temps « le petit Carême » car il présente des points de ressemblance avec le Carême, au sens où nous sommes invités à purifier nos cœurs pour nous préparer à la grande fête de Noël. La dimension de pénitence[2] et de conversion est moins présente dans l’Avent que dans le Carême : c’est le temps de l’espérance. Pourtant, aux dires de certains moines, c’est une période de « décapage » spirituel : « Tandis que le Carême est une période rude où nous sommes conduits au désert, mais marquée de grandes grâces et de consolations, l’Avent est au contraire le moment où les moines sont le plus tentés de faire leur valise et de s’enfuir ! » me confia une sœur consacrée lors d’une retraite.
Concernant la liturgie, pendant l’Avent comme pendant le Carême, on ne chante plus le Gloria – pour mieux faire retentir celui des anges dans la nuit sainte ! Mais c’est le seul élément qui est omis : l’Alléluia est toujours chanté. La couleur liturgique de l’Avent est le violet, comme pendant le Carême.
[1] Anamnèse.
[2] L’Église a d’ailleurs supprimé les jours de jeûne obligatoire pendant l’Avent, qui existaient autrefois.
Pour aller plus loin :
Odile Haumonté, N comme Noël – Histoire, sens, tradition, EdB, 2021.
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