Chers internautes, bonjour !
Bonjour… voilà un petit mot que nous prononçons toute la journée. Il est le même pour nos proches, pour nos voisins, pour la boulangère, pour notre banquier, pour un passant croisé dans la rue.
Bonjour… cela m’évoque une scène d’anthologie dans le film Itinéraire d’un enfant gâté, de Claude Lelouch, où l’on voit Jean-Paul Belmondo qui enseigne au jeune Richard Anconina l’art de bien dire bonjour : « Non ! Là, tu as l’air de me dire au revoir ! Dis-moi vraiment bonjour ! »
Nous donnons certainement à nos enfants les trois conseils suivants pour bien dire bonjour, mais les mettons-nous toujours en pratique ? Nous pouvons d’ailleurs appliquer ces trois conseils à l’église quand nous échangeons la paix du Christ !
Premier conseil : regarder la personne dans les yeux.
Il n’y a rien de plus agaçant que quelqu’un qui vous dit bonjour sans vous regarder, comme s’il était déjà passé à autre chose. Montrons à notre interlocuteur que nous sommes vraiment là pour lui, manifestons-lui de l’intérêt.
Deuxième conseil : tendre une main ferme.
Comme le recul de la pandémie nous permet de retrouver ce geste de la poignée de mains, reprenons conscience de ce que nous faisons. À l’origine, ce geste servait à montrer que l’on était désarmé, que l’on ne cachait pas une arme dans sa manche ou sa poche. En tendant la main au niveau du cœur, on se donne, on se livre à l’autre.
Troisième conseil : parler distinctement et appeler la personne par son nom ou au moins par un « monsieur » ou « madame ».
Aujourd’hui, on n’entend plus dire : « Bonjour, docteur ! » ou « Bonjour, mon Père ! », c’est pour tout le monde pareil, un simple « bonjour » qui nous évite finalement de réfléchir ; on n’a pas besoin de retenir son prénom, on n’a pas besoin de savoir ce qu’il ou elle fait, un simple « bonjour » suffit. Pourtant, quelle différence entre un ado qui marmonne un vague « b’jour » et un jeune qui prononce clairement : « Bonjour, Madame ! » Que vous soyez enseignante, directrice des ressources humaines ou examinatrice au permis de conduire, c’est vers le deuxième que votre sympathie ira spontanément, dans un a priori favorable.
Bonjour… c’est le commencement de toute relation humaine, de tout échange social, c’est le premier contact et c’est sur lui que se basera la première impression. Par la suite, heureusement, cette opinion pourra changer. Une personne timide au premier abord se révèlera pleine de charme alors qu’un beau parleur pourra paraître décevant quand on voudra creuser un peu.
Demain, le 31 mai, nous ferons mémoire du plus beau « bonjour » de l’histoire de l’humanité : la Visitation. Marie est tellement remplie de la présence de l’Esprit Saint qui habite son cœur et de la présence de Jésus qui habite son corps que lorsqu’elle salue sa cousine Élisabeth, celle-ci est tout inondée de cette onction divine. Nous aussi, si nous le voulons, nous pouvons être des porteurs de Dieu, des porteurs de lumière et de joie dans chacune de nos rencontres.
Je laisse le mot de la fin à Jean-Paul Belmondo dans le film déjà cité : « Dire bonjour, c’est la chose la plus importante dans la vie. Si tu dis bien bonjour, tu as fait la moitié du chemin. » Comme Marie, partons en hâte à la rencontre des autres et faisons en sorte que notre « bonjour » nous fasse parcourir déjà la moitié du chemin.
* À écouter en podcast sur RCF Lorraine Nancy, émission « Un regard chrétien sur le monde », mardi 10 mai 2022

Magnifique cette analyse !!j’adhère tout à fait .
Il y a des bonjours qui sont de simples formalités., on se sent transparents ,ignorés….
Rendons nous présent à l’autre et pas n’importe lequel: lui ou elle ,en face de mon regard et de mon sourire,avec son prénom !!!