Le week-end du 1er au 3 avril, alors que les Nancéiens retrouvaient enfin le chemin de la Foire avec ses manèges à sensations et ses odeurs de barbapapa, je me trouvais au Printemps du Livre de Montaigu, près de Nantes, l’équivalent vendéen de notre Livre sur la Place.
Derrière mon petit stand de livres religieux, je regardais les files d’attente qui grandissaient et s’allongeaient sur toute la longueur du chapiteau devant Anthony Delon, Anny Duperey ou Mireille Dumas venus dédicacer leurs derniers ouvrages.
En les regardant, je me disais : imaginons un renversement complet des valeurs, dans un autre lieu ou dans une autre époque. On aurait pu alors entendre ce dialogue :
« Vous avez lu le dernier livre sorti sur Charles de Foucauld ? »
« Charles de Foucauld, mais non ?!? »
« Si, si, je vous assure, je l’ai tout de suite réservé ! »
« En revanche, moi j’ai pu avoir le dernier livre du pape François ! »
« Oh vous avez de la chance ! Je l’attends depuis 3 semaines, je guette le facteur tous les jours ! »
« Et la ruée sur les chapelets, vous avez vu ça ? »
« Mais oui ! Tous ces jeunes qui ont passé la nuit sur place et malheureusement, il n’y en a pas eu pour tout le monde ! »
Chers internautes, que faudrait-il pour que ce dialogue devienne réalité ? Pour que nos contemporains s’arrachent la vie des saints, pour que les livres de prière circulent entre toutes les mains, pour que nos églises soient prises d’assaut par des personnes assoiffées d’entendre une parole de vérité, de réconciliation et de paix ? Puisque cela ne dépend que de nous, que pouvons-nous mettre en place pour devenir des ambassadeurs de l’Évangile qui attireront des foules de futurs baptisés ?
Peut-être trois choses :
Premièrement, que l’on puisse dire de nous : « Voyez comme ils s’aiment », selon le mot de Tertullien à l’époque des premiers chrétiens.
Essayons d’être attentifs aux autres, accueillants, bienveillants. Évitons les critiques, fuyons la médisance ! Construisons des relations véritablement fraternelles en voyant dans chaque homme, chaque femme, chaque enfant, un frère ou une sœur, et le visage du Christ.
Deuxièmement, que nous soyons des porteurs de sens.
Nous sommes remplis d’une Espérance qui donne un sens à tout ce que nous vivons, à tout ce que nous traversons, et nos contemporains ont besoin de cette Espérance, de ce sens qui consiste à savoir d’où nous venons : nous venons du Cœur de Dieu, et où nous allons : nous allons vers l’Amour de Dieu, vers sa Miséricorde, vers la Joie sans fin qu’il veut nous donner.
Troisièmement, que nous soyons des témoins de la Résurrection.
Alors que notre Chemin de Carême touche à sa fin avec la fête des Rameaux et l’entrée dans la Semaine sainte, comment allons-nous vivre la fête de Pâques ? Saurons-nous accueillir comme une nouveauté la bonne nouvelle de la Résurrection ? Saurons-nous être des témoins de vie, de joie et de lumière qui s’émerveillent du don de Dieu ?
C’est de cette façon que nous pourrons donner envie à ceux qui nous côtoient de découvrir à leur tour le bonheur d’être croyant.
Pour finir, savez-vous ce que je me suis dit au Printemps du Livre de Montaigu, devant ces milliers de livres et de visiteurs ? Je me suis dit que la Bible reste le livre le plus vendu au monde !
* À écouter en podcast sur RCF Lorraine Nancy, émission « Un regard chrétien sur le monde », vendredi 8 avril 2022

Merci pour ce regard d’espérance, ce regard positif qui nous fait tellement défaut
Que cette lumière de Pâques , toute petite ,,allumée aujourd’hui devienne Feu de Joie pour une multitude
Marie Françoise